Valorisation de l'expertise urbaine française

 

Le PFVT a pour mission de valoriser l'expertise urbaine française à l'international (renforcement de capacités, maîtrise d'ouvrage, appui au processus de gouvernance, planification urbaine) en assurant la promotion des savoir-faire des membres du PFVT en lien avec les actions entreprises dans le cadre de la diplomatie économique.

Dans ce cadre, le secrétariat technique :

  • promeut l'expertise française en réponse aux demandes des partenaires
  • organise des rencontres dans le cadre de visites de délégations étrangères, en lien avec les ambassades et les services économique

Les petits-déjeuners du PFVT

Lancés en juin 2014, les petits-déjeuners du PFVT sont l'occasion de présenter des inititatives, des organisations ou des points d'actualité. Chaque trimestre, un intervenant est invité à échanger avec les membres du PFVT.

Le Fonds Français pour l'Environnement Mondial

Le FFEM a pour mission : la protection de l'environnement mondial, qui couvre la biodiversité, le changement climatique, les eaux internationales, la désertification et la dégradation des terres, les pollutions chimiques et la couche d'ozone. Le premier petit-déjeuner du PFVT s'est tenu le 17 juin 2014. A l'issue du petit-déjeuner, Janique Etienne, experte au FFEM a accepté de répondre aux questions du secrétariat technique.

 PDejPFVT FFEM

Comment les villes peuvent-elles initier une collaboration avec le FFEM dans le cadre du volet "territoires urbains durables"?

Le comité de pilotage du FFEM se réunit trois fois par an pour examiner les propositions de projet (notes d'opportunités) qui sont soumises par les bénéficiaires potentiels des financements FFEM. S'agissant de la thématique « territoires urbains durables », ce sont généralement les collectivités qui présentent ces dossiers parfois élaborés avec l'appui de villes partenaires françaises. Dans la mesure où il n'y a pas d'appel à proposition, le dialogue avec le FFEM s'engage soit par l'intermédiaire des agences AFD dans les pays concernés, via les ambassades de France, les institutions membres ou directement auprès du secrétariat.

Quels sont les caractéristiques des projets soutenus par le FFEM ?

Les principaux critères, qui sont aussi des conditions d'éligibilité des projets, sont la contribution à la préservation de l'environnement mondial et au développement local mais également le caractère innovant des projets, en quelque sorte la « marque de fabrique » du FFEM.

Comment le FFEM contribue-t-il au renforcement des capacités locales?

La contribution au développement local s'accompagne généralement d'actions contribuant au renforcement des capacités des acteurs locaux. C'est un enjeu important pour le FFEM qui s'appuie sur l'expertise internationale publique ou privée et qui favorise également les transferts et échanges de bonnes pratiques entre opérateurs et gestionnaires à différentes échelles (régionale, internationale).

Le FFEM, soutenant les projets innovants, peut-il avoir un effet de levier pour l'obtention de cofinancement ?

Oui, cet effet de levier est même souhaité par le FFEM qui d'ailleurs contribue au financement des projets pour une part qui ne dépasse pas 30% du montant total du projet.

Qu'apporte un projet FFEM pour une ville partenaire ?

Outre ses financements, le FFEM facilite le dialogue voire l'engagement de partenaires français publics et privés ainsi que d'autres bailleurs de fonds bilatéraux ou multilatéraux.

Avez-vous des besoins spécifiques en matière d'expertise française ?

L'expertise française publique ou privée sur ces questions est l'une des raisons qui motive les sollicitations de la part de collectivités en particulier en Amérique latine. Elle concerne notamment l'hydrologie urbaine, l'éco-hydrologie, l'urbanisme et l'aménagement du territoire.

En conclusion, quelques mots sur votre future stratégie ?

Au travers de ses financements, le FFEM vise principalement la réduction des vulnérabilités environnementales, sociales et économiques notamment à travers deux axes :

  • Valoriser les espaces naturels et semi-naturels en ville, en redonnant sa place à l'infiltration naturelle des eaux de ruissellement, à la végétation pour réduire les îlots de chaleur, au stockage pour limiter les débits rejetés dans les réseaux, etc. , en développant des approches qui intègrent ces fonctions d'adaptation avec le développement d'activités économiques et la préservation du patrimoniale culturel et écologique.
  • Promouvoir une rénovation « durable » des quartiers d'habitat précaires, souvent les plus exposés aux risques environnementaux et aux inégalités sociales.Le FFEM souhaite intervenir dans ces quartiers en complément de programmes plus larges pour soutenir l'innovation et les activités économiques liées à ces innovations (recyclage de déchets, agriculture périurbaine, gestion de l'eau à la parcelle, etc.). Il soutient des approches intégrées de rénovation et de développement de ces quartiers : habitat, transport, vulnérabilité aux risques, consommation d'énergie, qualité environnementale.

La stratégie 2015-2018 du FFEM est en cours d'élaboration, notre nouveau Cadre de Programmation Stratégique (CPS) sera disponible sur le site du FFEM, au quatrième trimestre 2014.

Retrouvez tout l'actualité du FFEM : www.ffem.fr
 

 

Normalisation et aménagement durable

 

 Le second petit-déjeuner du PFVT s'est tenu le 28 octobre 2014. Mélanie Raimbault et Etienne Cailleau, représentants d'AFNOR sont intervenus sur le thème : normalisation et Aménagement durable. Ils répondent à quelques questions.

Quelles sont les missions d'AFNOR ?

AFNOR est un groupe international présent dans plus de 36 pays et qui intervient dans 4 grands domaines : la certification et l'évaluation, la normalisation, les éditions de solutions et de services d'informations, la formation et le conseil. AFNOR normalisation anime le système français de normalisation. Les acteurs impliqués en normalisation sont les pouvoirs publics, les industriels, les associations de consommateurs, de protection de l'environnement, les distributeurs, les entrepreneurs et représentent près de 20 000 membres. La mission de normalisation et diffusion de normes est reconnue d'intérêt général (Décret 2009)

Qu'est-ce que la normalisation ?

Il est important de distinguer normes volontaires (AFNOR) et normes règlementaires (lois, décret qui s'imposent). Une norme volontaire est établie par consensus et définit par exemple le niveau de qualité et de sécurité des produits. En amont, la normalisation fournit des méthodes et des résultats de référence. En aval, elle facilite la diffusion des idées et des techniques novatrices.

80% des normes sont élaborés en Europe et à l'international. Quels sont les enjeux pour la France ?

AFNOR organise la remontée de la position française au sein des comités européens ou internationaux qui élaborent les normes. Cette position est établie par consensus au sein d'une commission de normalisation où chaque membre a la capacité à défendre ses attentes, sa stratégie.

Quels sont les enjeux en matière de normalisation dans le domaine de l'aménagement durable résilient ?

L'objectif est d'aider les villes et les territoires à devenir durables et résilients. Le premier enjeu est la profusion d'initiatives aussi bien au niveau national (référentiels, guides, etc.) qu'au niveau international (banques de développement, OCDE, ONU Habitat, etc.). Ensuite, un second enjeu est la représentation de tous les acteurs concernés dans les travaux de normalisation. À titre d'exemple, des progrès sont à faire pour impliquer les collectivités locales qui, si elles ne sont pas présentes dans la commission de normalisation, disposent au sein d'AFNOR d'une instance de concertation (CCNC). Un autre enjeu est lié aux différentes approches : démarche "technologique" de la ville intelligente (développée par la commission européenne), ou approche plus holistique de la ville durable (soutenue par l'ISO), Enfin, la communication sur ces outils (technologies et outils volontaires) et sur la terminologie sont également des enjeux essentiels.

Comment AFNOR porte la voix des acteurs français au niveau européen ? Au niveau international ?

Outre sa participation aux instances de gouvernance du Comité européen de normalisation qui regroupe 33 pays, AFNOR assure le secrétariat de 21% des comités techniques qui préparent les normes (2e rang). Actuellement, un groupe de coordination européen sur les « villes et communautés durables et intelligentes » travaille sur l'identification des parties prenantes et une cartographie des normes existantes. L'objectif de ce rapport, publié fin 2014, est de fournir des recommandations et d'identifier les futurs besoins.

AFNOR est le 3e membre contributeur de l'Organisation internationale de normalisation (ISO). La France assure la présidence et le secrétariat du comité technique ISO/TC 268 Aménagement durable, en charge d'élaborer des normes et des documents techniques dans le domaine de l'aménagement durable.

À ce jour, deux documents ont été publiés (ISO 37120 Aménagement durable et résilient des communautés – Indicateurs de performance des services urbains et de la qualité de vie dans les villes ; ISO TR 37150 Infrastructures communautaires intelligentes – Revue des activités existantes applicables à la métrique).
5 projets de norme sont en cours d'élaboration : deux dans le domaine de l'aménagement durable et résilient et deux en matière d'infrastructures communautaires intelligentes. Le dernier portera sur un recensement et une analyse des indicateurs existants sur le développement durable et la résilience de villes.

La position française portée au sein du comité technique ISO/TC 268 est préparée, de façon consensuelle, par la Commission de Normalisation française Aménagement Durable et Résilient (CN ADR). La commission de normalisation a pour mission de définir une position française harmonisée, de mobiliser l'expertise et de contribuer à l'élaboration des normes (vérification, organisation des enquêtes publiques, vote, proposition de sujets).

Comment les acteurs peuvent-être impliqués dans les travaux de normalisation ?

S'impliquer dans les démarches de normalisation permet d'anticiper les futures exigences du marché, valoriser ses pratiques, produits ou services. Tout acteur intéressé peut participer, selon les conditions d'accès aux travaux. Au niveau français, la participation au comité technique ISO/TC 268 et/ou le suivi des projets qui y sont élaborés est possible en devenant membre de la Commission de Normalisation Aménagement Durable et Résilient (CN ADR).

Retrouvez informations et actualités sur le site de l'AFNOR

 

 Cities Alliance: promouvoir le rôle des villes dans le développement

 

A l’occasion d’un petit-déjeuner avec Serge Allou, spécialiste des questions urbaines à Cities Alliance, les membres du PFVT ont été invités à découvrir Cities Alliance et échanger sur ses modalités d’actions.

Comment est née Cities Alliance ?

Cities Alliance n’est pas tant une Alliance des villes qu’une Alliance pour les villes.PDej CitiesAlliance3Cities Alliance est née sur l’initiative conjointe de la Banque Mondiale et d’ONU Habitat en 1999, avec alors une claire priorité donnée à la lutte contre les bidonvilles. Le Secrétariat de l’Alliance, d’abord porté par la Banque Mondiale, est depuis deux ans porté par l’UNOPS et installé à Bruxelles.
Aujourd’hui, Cities Alliance est, techniquement, un fonds commun alimenté par les contributions financières de ses membres avec l’objectif de promouvoir le rôle des villes dans le développement.

 

Comment contribuez-vous au développement de villes inclusives ?

A ses débuts, Cities Alliance fonctionnait comme une bourse de projets principalement orientés vers la réhabilitation de quartiers (slum upgrading) et le développement de la planification urbaine stratégique (City Development Strategies).
Depuis 2008-2009, ses activités sont structurées autour de trois modalités (business lines) :

  •  les programmes-pays cherchent à mettre les questions urbaines à l’agenda du développement d’un certain nombre de pays dans le monde
  •  le fonds catalytique permet de financer des projets innovants sélectionnés par appel à propositions
  •  l’analyse, la stratégie et l’appui au plaidoyer favorisent la production de connaissances pour intervenir dans le débat international

FocusAfrique CitiesAllianceAvez-vous l’opportunité de créer des synergies avec des acteurs dans le cadre de vos actions ?

Oui bien sûr. Nous l’avons fait au Burkina Faso par exemple où le programme (par ses thèmes et ses lieux prioritaires d’intervention) est articulé au projet de la coopération française sur la gouvernance et la fiscalité locale. La coopération française est également membre du comité de pilotage du programme.
De façon générale, ces programmes offrent des opportunités pour l’expertise française : synergies entre les actions des partenaires déjà positionnés dans les pays d’intervention, partenariats possibles, etc.

Quel est le thème de l’appel à projets lancé récemment ?

L’Alliance a lancé un appel à propositions du fonds catalytique sur Migrations et ville inclusive. L’inclusion des migrants au sein des villes est un enjeu majeur pour le développement urbain durable. 85% des migrants sont des migrants internes à leur propre pays. Pour autant qu’elles s’y préparent, les villes peuvent offrir des opportunités en termes social, économique ainsi que davantage de sécurité face aux risques de conflits ou aux catastrophes naturelles.

L’appel est destiné à financer des projets innovants, aussi bien des actions opérationnelles que des actions visant à renforcer les capacités ou la production de connaissances. Il est accessible à tout type d’institutions (ONG, collectivités locales, États, structures universitaires et de recherche, etc.).

 

Quelles sont les zones géographiques concernées ?

Toutes les zones géographiques peuvent être concernées mais une préférence sera donnée aux pays dans lesquels Cities Alliance n’a pas de programme-pays. Les projets dans les pays en situation de post-crise peuvent également présentés.

Les propositions sont parrainées par un ou plusieurs membre(s) de Cities Alliance. La France, représenté par le ministère français des Affaires étrangères et du Développement international (MAEDI), est membre de l’Alliance. Les propositions doivent être transmises le 8 mai au plus tard (Informations).

 Réalisez-vous un suivi-évaluation de vos projets ?

Les projets font l’objet d’un suivi régulier (technique et financier) par le Secrétariat de Cities Alliance. Nombre d’entre eux donnent également lieu à des évaluations intermédiaires et finales.
Pour la première fois cette année, Cities Alliance publie une Scorecard afin de rendre compte de ses résultats et de ses performances au regard d’un certain nombre d’indicateurs. Cette Scorecard sera disponible d’ici la fin du mois d’avril sur le site web de l’Alliance, en complément du Rapport annuel d’activités.
Cities Alliance fait régulièrement appel à des experts externes pour évaluer la qualité des propositions de projets, conduire des évaluations de terrain ex-post, notamment. Un fichier d’experts est d’ailleurs en cours de constitution auquel il pourra être fait appel en fonction des besoins. Les experts français sont d’ailleurs invités à candidater.

En 2016, se tiendra la Conférence Habitat III, comment Cities Alliance se mobilise ?

Cities Alliance a mis en place un groupe de travail autour de quelques-uns de ses principaux membres pour activement s’impliquer dans la préparation de la Conférence.
Le travail s’appuie bien entendu sur les activités de l’Alliance et sur un certain nombre de sujets prioritaires identifiés dans sa stratégie à moyen terme 2014-2017 et faisant eux aussi l’objet de groupes de travail, parmi lesquels : la croissance économique équitable (l’AFD est membre de ce groupe de travail) ; le genre ; la résilience (le PFVT recommandé par le MAEDI participe au groupe de travail) ; des sujets émergents tels que les enfants par exemple.

Ces thèmes contribueront à porter des messages dans le débat international pour Habitat III.

Retrouvez toutes les informations sur le site de Cities Alliance

 

fin